La Maison & la Libellule
La Maison & la Libellule est un podcast pour celles qui sentent qu’un passage est en train de s’ouvrir dans leur vie sans encore savoir comment l’habiter.
Je suis Anne-Cécile, consultante en harmonisation des espaces, et à travers ce podcast, je t’invite à regarder ton lieu de vie autrement.
Ici, on ne parle pas simplement de décoration ou d’aménagement. On explore ce moment particulier où quelque chose se termine, où un nouvel élan cherche à émerger et où l’espace peut devenir un véritable soutien pour traverser ce passage.
Chaque épisode est une invitation à ralentir, à écouter ce qui se joue en profondeur, et à reconnaître le lien subtil entre ton monde intérieur et le lieu que tu habites.
Car un espace n’est jamais neutre. Il porte la mémoire de ce que tu as traversé, et il peut devenir le point d’ancrage de ce que tu es en train de devenir.
La Maison & la Libellule, c’est un espace pour mettre du sens, retrouver de la clarté, et commencer à rendre habitable le prochain chapitre de ta vie.
La Maison & la Libellule
Libérer l'espace pour libérer l'esprit
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
Dans ce nouvel épisode, je t’invite à porter un regard différent sur le désencombrement, le rangement et l’organisation de nos espaces.
Le véritable enjeu n’est pas de posséder moins mais de créer plus de circulation.
Au travers des enseignements partagés lors des journées de l’International Feng Shui Guild, j’explore le lien souvent invisible entre nos espaces de vie et notre monde intérieur.
Je parle de :
- surcharge mentale et surcharge spatiale,
- objets qui appartiennent à une ancienne version de nous-mêmes,
- espaces figés dans le passé,
- désencombrement conscient,
- et du feng shui comme pratique de présence plutôt que de contrôle
Je poursuis cette réflexion dans mon canal privé Telegram, Les Murmures de la Libellule, au travers :
- de vocaux spontanés,
- d’observations du quotidien,
- d’histoires vraies,
et d’invitations à habiter autrement nos espaces et nos passages intérieurs.
Musique de Ievgen Poltavskyi pour Pixabay
Bienvenue dans la maison et la libellule, un espace pour celles qui sentent qu'un chapitre se termine et que leur lieu de vie ou de travail ne les soutient plus comme avant. Ici, on explore ces moments de transition où l'espace devient un repère, un soutien, parfois même un révélateur de ce qui cherche à naître. Je suis Anne-Cécile et j'accompagne les femmes à utiliser leur espace comme médiateur de transformation pour rendre les passages de vie habitables, lisibles et justes.
UNKNOWNCiao !
SPEAKER_00Je suis heureuse de te retrouver aujourd'hui pour poursuivre la réflexion que nous avons commencée dans l'épisode précédent autour de la circulation du Qi, donc de l'énergie vitale et de notre relation au lieu de vie. Lors du précédent épisode, nous avons parlé de fluidité, de respiration et des espaces qui semblent parfois retenir quelque chose. Et depuis cet épisode, une question continue de m'accompagner. Que se passe-t-il lorsque nos espaces ne reflètent plus la personne que nous sommes aujourd'hui. Car souvent, on parle de charge mentale, de fatigue, de difficulté à nous concentrer, mais nous parlons beaucoup moins de la manière dont notre environnement participe silencieusement à tout cela. Le désordre, il n'est pas seulement physique, il influence également notre capacité à penser, à ressentir, à créer, à nous projeter et parfois même à nous reconnaître. Et aujourd'hui, j'aimerais te proposer une autre manière de regarder le rangement, le désencombrement et l'organisation. Non pas comme des tâches à accomplir, mais comme une pratique de conscience. Pendant les journées de l'International Feng Shui Guild, le mois dernier, un message est revenu sous différentes formes portées par plusieurs intervenants. Le Feng Shui, ce n'est pas une méthode de contrôle, il n'est pas là pour nous aider à obtenir une vie parfaite, ou il n'est pas non plus une succession de règles à appliqué mécaniquement. Le Feng Shui, c'est une pratique vivante, c'est une manière d'entrer en relation avec l'espace. C'est une invitation à observer ce qui soutient le vivant, ce qui le freine, ce qui circule et ce qui reste également figé. Et je crois que cette nuance est essentielle parce que nous avons souvent tendance à chercher des solutions rapides. Nous voulons donc désencombrer rapidement, ranger efficacement et surtout optimiser Mais parfois, en allant trop vite, nous passons à côté de ce que le lieu de vie essaye de nous montrer. Un autre sujet qui a été beaucoup évoqué pendant ces journées concerne ce que les anglophones appellent le « item release », autrement dit en français le fait de se débarrasser d'objets. Et j'ai trouvé très intéressant que plusieurs professionnels aient rappelé qu'il ne s'agit pas d'une solution universelle. Parce qu'aujourd'hui, nous vivons dans une culture qui valorise beaucoup le minimalisme, comme si moins d'objets signifiaient automatiquement plus de liberté pour plus de paix, voire plus d'alignement. Ça peut être vrai, mais ce n'est pas toujours le cas. Parfois, le vide peut lui aussi devenir violent, surtout lorsqu'il est créé dans la précipitation ou lorsqu'il sert à éviter une émotion. Se débarrasser d'un objet n'est pas forcément transformateur. Ce qui transforme, à contrario, c'est la conscience avec laquelle nous le faisons. Pourquoi cet objet est-il encore là
UNKNOWN?
SPEAKER_00Que représente-t-il
UNKNOWN?
SPEAKER_00Quelle histoire continue continue-t-il à raconter et surtout est-ce que je le conserve par choix ou par attachement inconçu
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je crois que chaque lieu de vie contient des couches de temps, des souvenirs, des versions anciennes de nous-mêmes. Parfois cela se manifeste par une pièce entière, une chambre qui sert de débarras, un bureau qui est plus ou moins abandonné ou un coin que l'on ne regarde plus vraiment. D'autres fois cela prend la forme d'objets, ça peut être des livres, des vêtements, des dossiers, des outils, des choses qui ont eu une fonction importante mais qui continuent à garder une place alors que leur cycle est terminé. Je l'ai vécu récemment avec mes anciens livres et supports d'architecture d'intérieur. A l'époque, quand j'ai commencé mon activité, ils étaient essentiels. Ils représentaient l'apprentissage, mes débuts, la construction de mon activité. Mais aujourd'hui, quelques années après, mon travail est différent. Aujourd'hui, je ne réalise plus de plans 3D, je ne fais plus de prises de cotes. mon activité est entièrement centrée ou organisée autour de l'organisation des espaces, de l'énergie des lieux et de la transformation intérieure. Ces livres n'étaient pas devenus inutiles, ils appartenaient simplement à une autre étape et en les laissant partir, je n'ai pas rejeté cette version de moi qui m'a permis de démarrer mon activité, je l'ai honorée. Libérer l'espace, ce n'est pas se débarrasser de soi et c'est une négation qui me paraît fondamentale. Lorsque nous parlons de désencombrement, il peut parfois y avoir une forme de violence cachée, comme si nous devions effacer le passé pour avancer, comme si nous devions devenir une nouvelle personne, mais ce n'est pas ce que j'observe. Le véritable sujet, ce n'est pas de supprimer. Le véritable sujet, c'est de permettre aux vivants de circuler. Créer de l'espace ne signifie pas rejeter ce qui a été. Cela signifie reconnaître ce qui a accompli son rôle et accepter que certaines choses n'ont plus besoin d'être portées. Nous pouvons donc remercier une étape de notre vie sans continuer à en conserver tous les symboles. Nous pouvons donc avancer sans nous renier. Et plus j'avance dans ma pratique, plus je ressens que le Feng Shui est un travail spirituel, non pas dans un sens ou dans une perspective abstraite, mais dans le sens d'une relation consciente, une relation au lieu de vie, une relation à notre énergie, une relation à notre histoire et donc une relation au vivant. Le Feng Shui nous invite à ralentir suffisamment pour regarder, à observer avec présence, à écouter ce que les espaces racontent, à reconnaître ce qui demande à être libéré et aussi ce qui demande simplement à être vu. Parce que parfois, rien n'a besoin d'être déplacé, parfois il suffit simplement de regarder autrement, de revenir dans une relation d'amour avec notre lieu de vie, de nous rappeler que nous ne vivons pas simplement dans un lieu, mais que nous sommes en dialogue permanent avec lui. J'aimerais te laisser avec quelques questions. Regarde autour de toi. Prends le temps de regarder autour de toi, tout autour de toi, dans toutes les directions et en pleine conscience. Prends le temps de le faire. Existe-t-il un espace que tu n'habites plus vraiment
UNKNOWN?
SPEAKER_00Un objet qui appartient à une version ancienne de toi
UNKNOWN?
SPEAKER_00ou une pièce, pourquoi pas, qui semble figée dans une autre époque. Je t'invite à l'observer, non pas avec l'idée de corriger quelque chose, mais plutôt avec curiosité, avec douceur et surtout avec présence. Et peut-être que certaines choses dans nos lieux de vie attendent simplement qu'on recommence à les regarder avec attention et peut-être que cette attention est déjà le début du changement. Si cet épisode Par exemple, tu peux retrouver le... l'audio que j'ai fait concernant mes livres et supports d'architecture intérieure si tu veux avoir toute l'histoire dont je t'ai parlé il y a quelques minutes. Tu trouveras le lien vers les murmures de la libellule dans la description de cet épisode. Je te remercie pour ta présence et ton écoute et je te retrouve très bientôt pour un nouvel épisode.
UNKNOWNMusique Musique Musique